Mercredi 10 août 2005

Nous sommes le 10 aout a Bracov (prononcez Brachof) en Roumanie, et toujours pas d'accents sur le clavier !

Nous avons visite le 7 aout Oradea, la ville roumaine frontiere, et goute la specialite roumaine: une polenta du paysan vraiment tres indigeste (enfin bon, ca y est, on a mange local, on va pouvoir faire comme d'hab depuis le debut: pizza). La ville est plutot ininteressante, mais les eglises orthodoxes, comme dans toutes les villes qui vont suivre, sont extraordinairement belles: Des icones partout, du dore, pas de place pour un poster sur le mur. Nous avons alors pris le train pour Timisoara, la ville la plus dynamique du pays (6 heures de train pour 250km). Vraiment tres dynamique, voir trop: pas de place pour les touristes. Nous avons trouve un hotel pres de la gare, et ete aborde par un homme qui parlait extremment bien le francais et nous a propose de nous faire visite la campagne en bagnole. Ca sentait vraiment l'escroquerie ("Ah, Paris... J'ai travaille sur les grands boulevards, en face du Rex..."), et on a tranquillement esquive. Diner dans un restaurant chic (le seul vrai restaurant qu'on ait trouve) et promenades dans la ville la nuit. Ce soir la, l'equipe de foot locale jouait et tout le monde etait devant sa tele, les hourras des supporters retransmis par radio dans le centre...

Le 8 aout, nous avons visite de jour Timisoara qui s'avere etre beaucoup plus jolie que sa precedente, sans pour autant etre dans le transcendant. Mais nous sommes totalement immerges dans le monde roumain. Nous voulions partir en campagne, dormir dans un petit village, mais les trains etant excessivement lents, nous dumes en prendre un pour Sibiu, ville sans interet selon le routard, mais au centre d'une region sympa. Arrives a Sibiu, l'aventure commence. Les hotels sont complets. Nous tombons sur un groupe de francais a qui nous demandons ou ils logent (dans un hotel ultra chic). Un vieux roumain qui parle francais nous prend sous son aile et nous fait le tour des pensions: complet. Nous retombons sur deux autrichiens que nous avions rencontres dans le train; l'un parle un peu roumain (il a fait son service civil en roumanie), et aborde une femme sur le trottoir: elle accepte de nous heberger tous les 5 ! Les deux autrichiens vont chez les voisins, et nous nous retrouvons tous les trois dans le 15m carre de la femme, avec ses deux filles, sans comprendre un mot de ce qu'elle dit. Elle a juste un canape-lit deux places, et elle semble horrifie a ce que deux garcons ou deux garcons et une fille dorment dedans (icones au mur...). Penelope et moi dormont dedans, dans le vestibule. La bonne femme dort dans son lit avec ses deux filles, et Guillaume couche au sol a leur pied ! Nuit plutot etrange, avant de dormir nous sommes alle nous cuiter vraiment pour la premiere fois (enfin bon, bon tant que ca) avec les autrichiens. le 9 aout, nous petit-dejeunons avec eux; ceux ci partent en randonnee sur les coups de midi. Nous tentons de louer une voiture, mais impossible, tout est pris. L'autre surprise de ces deux jours a Sibiu est que la ville est magnifique, medievale allemande, avec tours, passages, vieilles maisons... Le routard se trompe encore une fois (c'est pas la premiere depuis le debut: faux numeros de telephone, mauvais plans...). La region a ete colonise par des colons allemands, envoyes par les Habsbourgs pour dynamiser la Roumanie (20 000 emigrants !). Aujourd'hui encore des gens y parlent l'allemand en langue natale. L'apres-midi nous avons pris un bus pour Cisnadie, une petite ville qui n'est pas dans le routard mais que l'on nous a conseille a l'office du tourisme. Encore une fois c'est magnifique: Une mini-citadelle construite autour d'une eglise gothique, nous visitons les eglises en demandant la cle aux gardiens, ici pas de touristes. Un marche traditionnel, des ouvriers roumains a l'efficacite douteuse ( un creuse, cinq regardent !). Une chose que je n'ai pas precisee: toute la Roumanie est en travaux; apparemment pour s'ouvrir au tourisme selon les francais de Sibiu, en tout cas toutes les villes traversees sont sans dessus dessous.

Nous primes un train pour Bracov, nous pensions prendre un rapide ( 150km de distance): on s'est retrouve 5h dans un compartiment avec des jeunes rebelles roumains ecoutant de la techno (heureusement, a trois on peut jouer au... tarot !). A Bracov, tout est encore complet. On a trouve un appartement a louer pour la nuit, que nous avons partage avec 5 ecossais. Plutot loin du centre, mais pas cher et une ambiance "auberge espagnole" (dixit Guillaume). Nous sommes alles diner dans le quartier dans un restau typiquement roumain (tres bon cette fois ci), avec un groupe de roumains qui chantaient (tres fort, il faut le dire) des chansons traditionnelles. Penelope et Guillaume ont tire la tronche tout le repas, mais moi j'etais plutot content... Aujourd'hui 10 aout, nous venons de visiter Bracov (mignonne, la ville est coincee entre deux collines; en hauteur "BRACOV" est ecrit en grandes lettres blanches a la Holywood). Nous repartons dans une heure pour Bucarest, ou nous retrouvons un groupe de 7 amis parisiens (Nix, Rafi, PG, Romain, Greg, Marlene, Noe), avec qui nous allons passer deux ou trois jours. Penelope nous quitte demain.

par Alexis Licht publié dans : alexontheroad
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Dimanche 7 août 2005

Ca fait maintenant quelques jours que je n'ai pas ecrit, car l'emploi du temps a ete surcharge. Nous sommes le 7 aout, a Oradea, Roumanie, et toujours pas de clavier a accents.

Split est un ville extraordinaire. Tous les styles y sont presents, de Rome a L'age imperiale, et certains immeubles ont leur rez de chausse en colonnes corinthiennes du IIIeme siecle et le dernier etage surmonte de l'aigle napoleonnien. Basilique, souterrains, musees impressionnants. La vieille ville est dans les murs de l'ancien palais de Diocletien, empereur romain qui se fit construire sa retraite sur la cote. Le complexe fut fortifie par les autochtones a l'arrivee des Avars au VIIeme.

Nous avons Diner sur le port (un rizotto entierement noir: etrange et vraiment bon !), pris une biere et quitte les deux francaises vers 22h qui eux logeaient chez l'habitant. Nous sommes le 3 aout, et nous prenons un train de nuit, direction Budapest.

Nous arrivons a Budapest le 4 aout a 14h sous une pluie battante, avec une fringale de folie car nous n'avions rien emporte dans le train. Et nous avons dejeuner au... macdo. Il s'est passe pas mal de choses a Buda. Tout d'abord, nous ne sommes plus 2, mais 3. P., alias.... Penelope (bas les masques !) nous a rejoint a la gare pour quelques jours (nous accompagne jusqu'a Bucarest). Samuel (Sam sur le forum) nous a aussi rejoint: Sam finissait un tour de la Roumanie et partait le lendemain. Nous avons donc passe le 4 et le 5 aout a Buda a 4. Logement: une cite etudiante, grand internat, qui loue des chambres pendant les vacs. On a reussi a les escroquer (sans faire expres, on avait un peu bu ce soir la) et a ne pas payer deux nuits pour une personne ! Pest est magnifique, art nouveau partout. Le 5 au matin nous avons passe 3 heures aux bains (une tradition de la ville), aevc sauna, hammam, toutes les temperatures... Samuel nous a quitte dans l'aprem et nous avons continue la visite du centre ville de Pest (Pest une rive, Buda l'autre), jusqu'en debut de soiree.

Le debut de soiree merite d'etre raconte. Nous avons voulu aller manger a Buda, mais nous nous sommes un peu egares et apres 3-4 voyages de trams (pas de distributeurs pratiques, donc on fraude malgre nous...), on retourne au centre ville. Le premier restaurant ou nous nous arretons, Guillaume regarde la carte. Sur la table au pied de la carte etait assis Augustin Prate et deux de ses potes avec qui finissait le tour des capitales slaves (Prague, Bratislava, Cracovie). Le hasard total ! La soiree s'est fini en Goulach + pas mal de biere, a 6 francais. (Augustin etait dans ma classe a H4, et est aussi polytechnicien desormais)

Le 6 aout au matin nous avons visite le chateau de Buda, moins interessant que Pest mais en hauteur, donc permettant d'avoir de belles vues sur le Danube. Dans les derniers trajets pour aller a la gare, nous avons reussi a nous faire controler... Mais nous avons fait la technique habituelle: "Vat dou you sai ? Aye donte andeurstand !" et reussi a tourner en bourrique les controleurs, et payer juste 8 euros d'amende pour trois (on a donc largement rentabilise tout ce que l'on a fraude !). Puis train direction Oradea, juste de l'autre cote de la frontiere roumaine.

Ici il fait deja plus froid et gris. La gare est loin du centre, et nous nous sommes tapes une petite marche jusqu'a l'hotel. Oradea compte 200 000 habitants mais a l'air d'une petite ville de province, comme Ste Menehould. Les immeubles secession croulent, les chaussees sont pleines de trous, on nous aborde pour l'aumone. Mais tout est tellement moins cher ! L'hotel est somptueux pour le prix paye (plafond de 3m de haut), et les pintes coutent 80 centimes d'euro. Les roumains sont en pleine reforme monetaire et deux monnaies sont valables: le Leu et le Leu (tres original), l'un etant la surevaluation de l'autre (10 000 fois plus). Nous sommes aujourd'hui le dimanche 7 aout: il fait terne ce qui compromet nos projets de rando, tous les roumains sont a la messe ( des eglises de tous les bords partout ! Orthodoxes, greco-catholiques, une vieille synagogue...). Nous ne savons toujours pas ou nous nous dirigeons !

par Alexis Licht publié dans : alexontheroad
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Mercredi 3 août 2005

Je crois que j'atteind le summum en qualite de clavier, l'article va donc etre tres court, malgre des derniers jours charges.

Le 2 aout, apres nos aventures au pressing, nous avons fait un tour en ville et diner dans le restau de l'ecole d'hotellerie de Zagreb. Puis lendemain 3 aout depart pour les lacs Plivitce. Ces lacs sont extraordinaires, car emboites les uns les autres, chacun 15 metres au dessous du suivant, et relies par des cascades. Un ecosysteme fascinant, mais une densite de touristes francais trop forte, on marche 3 heures et on s'en va. Probleme: pas de gare routiere aux lacs. On rencontre deux francaises de 23 ans qui voyagent aussi en duos, Alienor de Science po Paris et Anne-Solene de Psycho, qui elles aussi sont dans la meme galere que nous. Nous prenons le premier bus qui arrive et descendons a Knin, qui selon le routard est un important noeud ferroviere. Il y a effectivement environ 3 trains de passagers par jour. Super... Apres avoir attendu nous reprenons un bus pour Sebenic. Arrives a Sebenic, ville cotiere entre Zadar et Split, il est trop tard, et prenons un autre bus pour aller au camping le plus proche. Ce n'est pas un camping, c'est une ville mouvante. Des gens installes pour 2 mois, avec teles, paraboles et chaises longues... C'est au moins au bord de la plage et piquons une tete avant d'aller diner a un restau sur la plage. Aujourd'hui 3 aout, nous decidons de partir a 4 (les filles etant tjs avec nous) pour Split (nous comptons Guillaume et moi rejoindre Budapest de Split). pti Dejeuner sur la plage, un gros orage se dessine a l'horizon. Notre voisin de tente propose de nous deposer a la gare routiere la plus proche, ce qui est hyper sympa vu que la pluie est battante et les bus pour y aller sont rares. C'est un journaliste sportif Slovene specialise dans le canoe et le hockey sur glace. On discute de l'Europe, de la Croatie... Puis bus jusqu'a Split, voyage debout d'ailleurs.

Pour les photos, j'essaierai d'en scanner bientot, je pense en iran vers le 20 aout.

par Alexis Licht publié dans : alexontheroad
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Lundi 1 août 2005

Nous sommes maintenant a Zagreb, capitale de la Croatie. Nous avons quitte Pula aujourd'hui (dimanche 1 aout) en bus climatise; Guillaume n'avait pas de place pour ses genoux et a donc passe un voyage assez confortable.

Pour ceux qui ne le connaissent pas Guillaume, c'est un mec de 1m90, basketteur, avec les muscles qui vont avec, Mulhousien, assez mignon, mais qui heureusement pour compenšer n'a pas grand chose dans la cervelle (ga). N'est ce pas, Guillaume ? (il est derriere moi et acquiese betement). Il est muni maintenant d'un bronzage integrale qu'il a commence avant le depart. J'ai moi aussi commence a bronzer, c'est a dire que de nombreuses plaques rouges ponctuent mon epiderme. J'ai le nez comme une ampoule (mais toujours pas de coup de soleil, oui maman j'oublie pas la creme).

Nous sommes donc arrives a Zagreb et logeons dans une auberge de jeunesse pas tres classe en dortoir.  A peine arrives, nous decidames de repondre a un besoin pressant: celui de laver notre linge. Une petite information derisoire pour vous en France, mais assez importante ici: Zagreb (900 000 habitants) possede environ exactement UN SEUL pressing-lavomatic self service. L'agence de tourisme est formelle, les gens a qui on a demande aussi; nous sommes donc en lointaine banlieue, au bord de la Sava, la riviere qui traverse Zagreb, dont les rives sont une alternance de depotoires et de dalles en beton, en train d'attendre que notre linge seche. Sinon, ce que nous avons sommairement vu du centre est tres sympathique; Zagreb semble dynamique et le centre, mi nouveau mi ancien, assez cool. Mais c'est juste du visuel. Ah, Zagreb, son pressing, ses cafes-internet...

La precedente journee s'est bien finie a Pula (plages, bronzette...). Comme on me reproche de ne pas faire d'explications historiques, je peux vous raconter l'histoire de son amphitheatre, qui est impressionnant. Edifie sous Auguste, Pula passe entre-temps au statut de Colonie romaine (ses habitants beneficient donc de la citoyennete romaine), et l'amphi est agrandi sous Claude ( un second cercle est construit autour du premier); enfin sa forme finale date de Vespasien, et on peut apercevoir les agrandissements successifs (comme les couches d'un oignon). L'Istrie, la peninsule de Pula-Rovinj-Trieste (regardez sur une carte) etait repute pour son huile d'olive, la seconde au monde apres l'Italie selon Pline le Jeune. Elle fut occupe par l'empire byzantin apres la chute de Rome, et passa directement sous l'emprise de Venise jusqu'a l'arrivee de Napoleon (architecture venitienne un peu partout). Napoleon prend l'Istrie, qui est reprise par les austro-hongrois qui la perdent en 18 au profit des italiens, qui la reperdent et 45 au profit des Yougoslaves. Apres la dispersion de la Yougoslavie, elle est en grande partie croate, mais aussi Slovene (Koper) et italienne (Trieste).

par Alexis Licht publié dans : alexontheroad
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Dimanche 31 juillet 2005

Bienvenue in Croatia ! Avant de continuer, un petit apercu des touches du clavier croate:

č š ć đ ž (lettres en acces libre) et ł Ł ß

Retour sur le road-trip: Nous avons quitte Venise le samedi 30 tot le matin; la soiree davant avait ete vraiment classe: diner dans un restau loin du quartier touristique, a cote de nous un orchestre de jazz sur bateau jouait˙(mal, mais romantico). Train entre Venise et Trieste, et visite de Trieste: la colline avec le forum, l'eglise et le port. Assez charmant, mais style plutot mussolinien (grosses batisses). Puis bus, direction la Croatie. Deux passages de frontiere en bus (Italie-Slovenie et Slovenie-Croatie, la Slovenie ayant une petite bande de terre reliee a la mer), et arrivee a Rovinj (prononcez Rovigni). Avant de parler de cette ville, parlons de la langue Croate: ici le R se prononce EUR, et ca donne de droles de choses, comme l'ile de Krk et la ville de Trst (Trieste). Rovinj est une petite presquile moyen ageuse pas trop pervertie par l'architecture venitienne qui domine la region; c'est tres charmant et la vue du campanile sur la colline est extra. On a repris le bus: direction Pula, une ville au grand passe: colonie militaire romaine, puis byzantine, venitienne, napoleonienne, austro-hongroise, italienne, et yougoslave. Il y a notamment un amphitheatre romain entier (tout le tour !). Notre auberge de jeunesse a des allures de colo (soiree karaoke) mais est paradisiaque: la plage a 10 metres de la tente. Cest la premiere nuit sous une tente depuis 2 ans, la premiere baignade salee depuis 1 an (bain de minuit !). Aujourd'hui, dimanche 31, nous visitons Pula et bullons sur la plage. On repart demain matin vers l'interieur des terres.

Je voulais rappeler aux gens que je recoit les sms donc vous pouvez m'en envoyer, pour le meme prix (je rembourserai les 10 premiers envoyes, je veux passe pour qqun qui a pleins d'amis quand guillaume chipe mon portable).

par Alexis Licht publié dans : alexontheroad
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